Ligue des nations : L’Angleterre, terre de promesses pour les internationaux belges

Aya Magdi Lundi 16 Novembre 2020-10:44:13 Sports
 Le sélectionneur de la Belgique, l’Espagnol Roberto Martinez, lors d’un entraînement de son équipe à Tubize
Le sélectionneur de la Belgique, l’Espagnol Roberto Martinez, lors d’un entraînement de son équipe à Tubize

Durant de nombreuses années, la simple évocation du football anglais en Belgique a suscité des sentiments mitigés, curieux mélange d’admiration pour la Premier League mais aussi de dégoût lié au souvenir trop vivace d’une élimination cruelle en 8e de finale du Mondiale italien.

Aujourd’hui, alors que la Belgique et l’Angleterre – première et quatrième nations mondiales - s’affrontaient hier dimanche à Louvain dans le cadre de la Ligue des Nations, les liens footballistiques qui unissent ces deux pays sont devenus très forts. Et pas uniquement parce que le sélectionneur belge depuis 2016, l’Espagnol Roberto Martinez, a été biberonné à la Premier League, où il a été managé à Swansea, Wigan puis Everton. Ou que l’équipe belge a pu savourer sa revanche par rapport au souvenir douloureux de 1990 en battant l’Angleterre à deux reprises au Mondial 2018, en phase de poules (1-0) puis lors de la petite finale (2-0), selon l’AFP .

A l’exception notoire du costaud Philippe Albert, qui avait fait les beaux jours de Newcastle au cœur des années 90, rares sont les joueurs belges qui avaient réussi à se faire un nom dans les jardins anglais avant l’arrivée de Marouane Fellaini à Everton et celle de Vincent Kompany à Manchester City lors de l’été 2008. Transférés à quelques semaines d’intervalle, ils ont montré la voie à de nombreux Belges en quête de sensations fortes, cumulant à eux deux 525 apparitions (265 pour Kompany, 260 pour Fellaini). En douze ans, pas moins de quatorze Belges ont disputé plus de cent rencontres en D1 anglaise alors que cette saison, ils sont encore treize à arpenter les billards anglais, dont dix internationaux réguliers.

Comme l’a récemment rappelé Kompany, le Championnat d’Angleterre leur a permis de mûrir sur et en-dehors des terrains, ce qui a servi leur carrière mais aussi, indirectement, le retour au premier plan de l’équipe belge. “Le foot anglais a été primordial dans mon évolution au niveau physique, bien sûr, mais pas uniquement, explique l’ancien capitaine des Citizens, devenu entraîneur d’Anderlecht, son club formateur. Tactiquement, il a énormément progressé grâce à l’apport de managers de haut vol tels que Guardiola, Klopp ou Pochettino.” Aujourd’hui, la “hype” belge s’est quelque peu atténuée avec les départs vers d’autres cieux de plusieurs ténors de la trempe de Hazard et Courtois (Real Madrid), Lukaku (Inter Milan), Vertonghen (Benfica), Chadli (Basaksehir), Mignolet (FC Bruges), Vermaelen (Vissel Kobe), Dembele (Guangzhou R&F), Denayer (Lyon), Kompany (retraite) ou Fellaini (Sandong Luneng). Mais elle demeure présente malgré tout avec l’incontestable tête d’affiche du football noir-jaune-rouge, Kevin De Bruyne.

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